Un sondage Ifop publié le 1er février 2011 et répertoriant les métiers préférés des français autour de quinze professions, a révélé que seulement 58% d’entre eux faisaient confiance aux journalistes. Une bien mauvaise image donc du journaliste en question, et plus largement des médias quels qu’ils soient. Vision d’autant plus négative lorsque le dit journaliste touche à la sensibilité de ces concitoyens et sème le doute dans les esprits. Méfiance, crainte voire peur du journaliste, celui-ci, en tant que vecteur premier de l’information, a de multiples pouvoirs dont celui de transformer cette information dont il est l’unique détenteur. Parfois accusées de manipulation, à tort ou à raison, les masses médias sont aujourd’hui confrontées à une image de plus en plus négative, notamment au sein des banlieues qui ont été les premières à pâtir de cette « superpuissance » informative. Quelles relations entretiennent les médias avec ces quartiers populaires qu’ils ont stigmatisés, parfois sans aucun scrupule ? Comment réconcilier deux entités intrinsèquement ennemies ? Petit tour d’horizon radiophonique au cœur de la bataille médiatique…