Pour la troisième année consécutive, le Forum « Espoir-Banlieues », qui se tiendra à Nice le 9 Avril 2010, ouvre ses portes aux associations mobilisées dans les quartiers populaires et à ses habitants. Un moment d’échange entre ces différents acteurs pour dégager de nouvelles perspectives d’avenir. A l’occasion de ce rassemblement, l’EPRA a sorti ses plus beaux atours et a sélectionné un panel d’émissions consacrées aux banlieues et à la vie de quartier.
Entre forums et comités, les politiques, et particulièrement les associations et les institutions, se mobilisent. Selon le rapport de l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONDRP, 2009), la délinquance serait en baisse depuis 5 ans déjà sur l’ensemble du territoire national. Mais qu’en est-il réellement ? Les banlieues ne sont-elles pas victimes d’une stigmatisation perpétuelle ? La mise en place des CUCS (Contrats Urbains de Cohésion Sociale) permet de valoriser ces quartiers dits « populaires » qui regorgent de vie et sont dotés d’un fort potentiel socioculturel. Ne reste plus qu’à tout mettre en œuvre pour optimiser au maximum les moindres recoins de ces secteurs parfois oubliés.
Frédéric Rouziès - Radio Radio (2002) Une situation ambivalente Loin de cette image des ghettos, la migration de population en périphérie des grandes villes pose le problème de la disparition de la classe ouvrière, et de sa crise identitaire, ainsi que celle de l’isolation culturelle. Ces faits ne datent pourtant pas d’aujourd’hui. En effet, c'est cette détérioration des "représentations collectives" depuis le début des années 70 qui figure parmi l'une des causes des émeutes urbaines de 1983, puis celles de 2005, et enfin des révoltes ponctuelles des banlieues. Pourtant, la vie « populaire » ou « banlieusarde » est devenue au cours de ce siècle une culture à part entière, extrêmement inventive, sortant des sentiers battus, parfois transgressive et solitaire mais aussi très expressive.
Kamal Rédouani - RFI (2001) Un avenir en voie de développement ---------------------------------Extrait : Cinéma Paradiso
« Cités-dortoirs », « cités-dépotoirs », « cités-ghettos », quartiers à problèmes », « ghettos à casser », « ghettos urbains », etc. Plusieurs termes génériques parfois réducteurs ont été employés pour définir ces zones urbaines. Cette vision minimaliste est en grande partie due à une image diffusée par les médias « de masse ». La question qui revient telle une rengaine : Y a-t-il un avenir pour la jeune génération qui « tient les murs » ? C’est pourquoi la sociologie urbaine a très vite abordé ce nouveau phénomène des quartiers populaires, dans le but d’étudier les causes d’une évolution décadente, ou présenté comme telle, mais aussi pour redorer l’image de ce milieu populaire. Et l’appréhender le mieux possible comme s’y est essayé David Lepoutre dans son ouvrage Cœur de banlieue. Codes, rites et langages.
Extrait : La tendre banlieue de Tito
L’accès à la culture reste pourtant très limité, et la jeune génération doit aller chercher, parfois loin de sa banlieue natale, cette culture qui se fait rare. Les initiatives de quartier ou les créations d’entreprise sont ainsi valorisées et généralement mises en place par des suburbains directement impliqués dans la vie de quartier. Mais il est toujours difficile, particulièrement d’un point de vue financier, de monter sa petite affaire, car la banlieue reste engluée dans une sorte d’état végétatif. La banlieue a toujours été et reste sujet à controverse. Maintes et maintes fois abordée par plusieurs chercheurs, notamment des sociologues ou ethnologues tels que Marc Hatzfeld dans son ouvrage La culture des cités, ou encore plus récemment Yves Bodard dans son essai Banlieues, de l’émeute à l’espoir, elle a fait l’objet de multiples questionnements pour ces scientifiques qui ont tenté d’approcher ce milieu et cette culture atypique, en pleine émancipation.Le GIP EPRA mobilise ses radios adhérentes pour couvrir le 3ème Forum "Espoir Banlieues". Trois radios ont été sélectionnées pour assurer une émission en direct, le vendredi 9 avril 2010, de 15h à 16h30, où seront reçus les associations mobilisées tout au long de l'année sur le terrain, et où sera relaté le quotidien des différents acteurs de quartiers. Anne-Lise CLERC de ALLIANCE PLUS (Montpéllier), Benoît BORIES de CANAL SUD (Toulouse) et Stéphane GRAVIER de AGORA FM (Grasse) assureront la couverture de l'évènement pour les 150 radios adhérentes de l'EPRA. AGORA FM, une radio très dynamique du réseau et première radio productrice de l'EPRA, mettra à disposition du GIP ses compétences techniques et son studio mobile pour la réussite du direct.
« Le sociologue Nasser Tafferant revient sur les émeutes urbaines de novembre 2005, un phénomène social qui s'inscrit dans une histoire populaire. »
Chambon J. & Rioual J.L. – Radio Oxygène
Entretien – 20 minutes – diffusé le 17-04-2007 – mis en ligne le 07-02-2010
« L'histoire d'un petit cinéma de quartier dans le quartier de la Reynerie à Toulouse, improvisé par Rachid et Kader. »
Frédéric Rouziès – Radio Radio
Entretien – 19 minutes – diffusé le 05-09-2002 – mis en ligne le 07-02-2010
« Tito nous parle de son dernier album BD "Appel au calme" de la série Tendre Banlieue dont il est l'auteur, ainsi que de son parcours professionnel. »
Entretien – 22 minutes – diffusé le 15-03-2001 – mis en ligne le 24-07-2008
« Avec l'aide de l'ADIE, Association pour le droit à l'initiative économique, Basma Mazouz a réalisé son rêve, créer un institut de beauté. »
Alexandra Negler – Radio Tropiques FM
Reportage – 19 minutes – diffusé le 20-04-2007 – mis en ligne le 05-02-2010